Le hammam traditionnel

Ma découverte du Rituel du Hammam à Marrakech

Pourquoi suis-je si heureuse de vous faire partager ma découverte du bain oriental?

Longtemps, j'ai rêvé de franchir les portes de l'Europe et de découvrir par moi-même les cultures diverses qui ne nous sont pas familières. C'est pourquoi un jour, accompagnée d'un ami, nous partîmes au Maroc retrouver sa famille. Nous logeâmes chez eux, dans un des nombreux quartiers populaires de Marrakech.

Me voici à coté des magnifiques palais royaux, de la place Jamaa el'fna, la Palmeraie, admirant des paysages splendides, les palmiers côtoyant les neiges éternelles.

Avec beaucoup de joie, nous avons partagé les repas familiaux en toute convivialité, autour d'un même plat. Nous avons passés les nuits dans ces salons marocains qui deviennent "chambres à coucher" quand la lune brille. Les femmes dans une pièce, les hommes dans l'autre afin que tous les invités aient une place pour dormir. Et si le temps le permet, nous dormons alors "à la belle étoile", sur la terrasse. Tout cela m'a réellement séduite.

Quelques jours après mon arrivée, sa maman m'invita au hammam du quartier. Elle s'était occupée de tout. Je n'ai eu qu'à prendre mes habits.

C'était comme une église romane sans statues, ni décor. Trois pièces voutées, vides, en enfilade, une pour déposer le peignoir, l'autre un peu plus chaude pour commencer les soins, puis la troisième, très chaude où nous restons le plus longtemps.

Le chauffage venait du sol, nous nous assîmes sur un petit tapis, pour nous protéger de trop de chaleur, par endroits. Tout en me donnant le savon noir, elle me montra comment l'étaler, puis elle s'occupa de sa fille. Elle revint ensuite à moi et commença le gommage.

J'étais couchée au sol, et Fatima commença à me frotter le dos, les bras, les jambes, ainsi que tout le reste du corps. Elle m'arrosa d'eau tiède pour me rincer, et nous étalâmes le rassoul puis repos. De la chaleur, de l'eau, et, encore de l'eau pour rincer le rassoul. Quel bonheur de me faire laver comme une enfant par cette femme que je ne connaissais pas quelques jours auparavant. Ma peau est douce comme jamais.

La magie s'opérait d'une très simple façon.

Nous voir, prendre soin l'une de l'autre tout simplement, avec pudeur. Faire tomber les masques et rester telles que nous étions, ce fut une profonde leçon d'humanité. Très belle expérience !

Lorsque je suis sortie, au bout de deux heures, j'étais détendue et j'avais la sensation d'être renouvelée, propre de la tête aux pieds. J'ai éprouvé le sentiment d'appartenir à cette communauté de femmes, ici, dans ce quartier de Marrakech,et plus loin, à celle du monde entier.

C'était extraordinaire d'avoir un tel résultat, avec si peu de choses !

De retour à Liège, j'ai fait la rencontre de Saïda, originaire de Marrakech, qui était arrivée pour faire ses études. Mais l'amour l' a retenue, ici. Consciente qu'elle détenait un trésor que nous n'avions pas chez nous, elle eut l'inspiration d'installer un bain marocain chez elle. Elle m'a initiée, passionnément et généreusement, à cet art qu'est le "rituel du hammam".

Aujourd'hui, je suis heureuse de pouvoir à mon tour diffuser ces bienfaits, avec une grande reconnaissance. Ils viennent compléter et enrichir ma première pratique, le massage relaxant.